L’armée israélienne a déclaré, dimanche 4 octobre, avoir tué dans la bande de Gaza le directeur d’une ONG turque, qu’elle présente comme membre du mouvement islamiste palestinien Hamas et en contact avec des responsables turcs. « Tsahal a mené dimanche une frappe dans la région de Khan Younès, dans [le sud de] la bande de Gaza, et a éliminé le terroriste Saqr Nabil Musa Qaisi », affirme l’armée dans un communiqué, le décrivant comme un « membre de l’unité d’élite Nukhba », les commandos d’élite du Hamas, qui ont mené l’assaut du 7 octobre 2023 sur le sol israélien.
Selon l’armée, ce Palestinien « dirigeait l’organisation turque Deniz Feneri, présentée comme une association d’aide humanitaire, mais qui, en réalité, entretient des liens avec de hauts responsables de la direction » du Hamas ainsi qu’avec des responsables « au sein des instances dirigeantes turques ».
L’hôpital Al-Aqsa à Deir Al-Balah avait annoncé, plus tôt, la mort du directeur de Deniz Feneri dans une frappe israélienne sur un véhicule.
« Dans le cadre de ses fonctions au sein de l’ONG, le terroriste œuvrait à l’emploi régulier de nombreux terroristes », affirme l’armée israélienne qui a dénoncé « une exploitation cynique du secteur humanitaire à des fins de soutien à des activités terroristes ».
Un commandant du Hamas également tué
Israël a annoncé par ailleurs avoir tué dans une autre frappe un commandant de la branche armée du Hamas. « L’armée a mené dimanche une frappe dans la région de Khan Younès (…) et a éliminé Muad Gamal Abu Nuseira, un commandant de la branche militaire du Hamas », déclare-t-elle dans un communiqué.
Malgré un cessez-le-feu en octobre 2025, que les deux parties s’accusent de violer, Israël poursuit ses frappes dans le territoire, où il a juré de détruire le Hamas, auteur de l’attaque sans précédent du 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1 221 personnes en Israël.
La vaste offensive israélienne de représailles a dévasté le territoire palestinien et tué plus de 74 200 personnes, selon le dernier bilan du ministère de la santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies. Parmi elles, plus de 1 440 personnes ont été tuées depuis l’annonce de la trêve, selon le ministère.
L’armée israélienne a, elle, recensé cinq morts dans ses rangs sur la même période, en plus du décès d’un contractuel civil.