France Inter, France Info, France Culture, Ici : “De nombreux Français, affirme le Tages-Anzeiger suisse, se réveillent chaque matin avec les voix alertes de journalistes et autres humoristes qui débattent, commentent et s’amusent de l’actualité politique alors qu’eux-mêmes sortent à peine du lit.” Il n’en était rien ce 13 et 14 septembre. La radio publique était en grève. En cause : le recrutement d’un éditorialiste, Charles Sapin, ancien journaliste du Point.
Le désormais directeur adjoint de Valeurs actuelles, est accusé de porter – comme ce magazine plusieurs fois condamné pour racisme – des idées d’extrême droite. La publication qui appartient en partie au milliardaire identitaire Édouard Stérin fait aussi partie des premières voix critiques de l’audiovisuel public en France ; “Faut-il accepter le directeur adjoint d’un tel titre dans ses rangs ?” Le quotidien de Zurich s’interroge.
Depuis le 30 août, Charles Sapin signe un éditorial politique le dimanche matin sur France Inter – “sans contradicteur”, souligne le journal, et “ce alors que la France se prépare à sa prochaine présidentielle”.
Nouvelle journée de grève
Lundi 14 septembre, la direction a décompté 12 % de grévistes. Mardi, une nouvelle assemblée générale a voté à l’unanimité une nouvelle journée de grève lundi 21 septembre. Car la direction, rapporte le Tages-Anzeiger, “reste inflexible pour le moment, invoquant le pluralisme”. Sauf qu’au moment de la signature, le journaliste était encore au Point, autrement dit dans un média de la droite républicaine. Du côté de la direction, “on sent poindre un certain malaise”, observe le journaliste, Oliver Meiler.
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Je m’abonneEn France, “les discours clivants d’extrême droite” sont représentés dans les médias de l’empire de Vincent Bolloré, et ce “du matin au soir”. Pour les chroniqueurs de CNews, Europe 1 et JDD, la grève ainsi que la pétition signée par de nombreuses personnalités de gauche, est la meilleure preuve que l’audiovisuel public est partial.
Concrètement, deux éditoriaux ont été mis à l’antenne depuis la rentrée, l’un portant sur la question de la dette publique, l’autre sur l’intelligence artificielle. “Deux sujets relativement anodins. Mais la contestation n’a pas pris fin pour autant.. Et le quotidien de conclure : “La campagne de 2027 n’a même pas encore véritablement commencé que les médias français se déchirent déjà violemment.”
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