Ce vendredi 30 octobre, “l’Italie est à l’arrêt”, écrit le quotidien de gauche Domani. L’appel à la grève générale a été lancé par le syndicat communiste Unione Sindacale di Base (USB) avec pour mot d’ordre : “Déposez les armes, augmentez vos salaires !”
Ainsi, dès 10 heures ce matin, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées partout en Italie pour protester contre le coût de la vie et l’augmentation des dépenses militaires engagée par le gouvernement de Giorgia Meloni. Des cortèges qui rassemblent “travailleurs, retraités, étudiants, mouvements pour le logement et groupes propalestiniens” dans plus d’une cinquantaine de villes, rapporte le journal libéral milanais Il Foglio.
Les réseaux de transports en commun ainsi que le trafic ferroviaire et aérien sont fortement perturbés ce vendredi 30 octobre dans toute l’Italie malgré l’ordre de réquisition signé la veille par le ministre des Transports Matteo Salvini. “Ce sera sans doute la journée la plus difficile du mois”, grince le quotidien conservateur Il Giornale, qui parle même de “vendredi noir” pour le pays.
Les ports italiens sont également bloqués dans le cadre d’une campagne internationale visant à dénoncer le commerce des armes à laquelle participent une centaine de villes maritimes à travers vingt pays. Po
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