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Gros-Morne | Une cinquantaine d’agents de la FRG déployés après le massacre de 12 civils par le gang Kokorat San Ras

GROS-MORNE, 30 septembre 2026 — Le commandant de la Force de répression des gangs (FRG) s’est rendu mercredi matin à Gros-Morne, dans l’Artibonite, au lendemain du renouvellement pour six mois du mandat de cette force internationale par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Selon des i

Gros-Morne | Une cinquantaine d’agents de la FRG déployés après le massacre de 12 civils par le gang Kokorat San Ras
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30 septembre 2026
Gros-Morne | Une cinquantaine d’agents de la FRG déployés après le massacre de 12 civils par le gang Kokorat San Ras
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Gros-Morne | Une cinquantaine d’agents de la FRG déployés après le massacre de 12 civils par le gang Kokorat San Ras

  • by Rezo Nodwes
  • 30 septembre 2026
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GROS-MORNE, 30 septembre 2026 — Le commandant de la Force de répression des gangs (FRG) s’est rendu mercredi matin à Gros-Morne, dans l’Artibonite, au lendemain du renouvellement pour six mois du mandat de cette force internationale par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Selon des informations recueillies par Rezo Nòdwès, deux hélicoptères ont simultanément survolé la commune, tandis qu’une cinquantaine d’agents de la FRG y sont actuellement stationnés dans le cadre d’un « dispositif préventif« .

Le contingent déployé à Gros-Morne était auparavant basé aux Gonaïves, sur le site de l’ancienne base de la Minustah située à la sortie nord de la ville, ont indiqué au journal des sources informées du mouvement des troupes. Le commandement de la FRG aurait annoncé un renforcement de l’appui sécuritaire et une présence destinée à prévenir de nouvelles incursions armées.

Cette opération intervient moins de vingt-quatre heures après l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2829, prorogeant le mandat de la FRG jusqu’au 31 mars 2027. Le texte a recueilli 12 voix favorables, sans opposition, tandis que la Chine, la Russie et le Pakistan se sont abstenus.

Cette arrivée intervient surtout après une séquence particulièrement meurtrière. Selon les informations disponibles, une patrouille de la FRG avait essuyé des tirs d’hommes armés dans le secteur de Gros-Morne avant de riposter. Trois membres présumés de Kokorat San Ras ont été atteints au cours de l’opération. Le maire Hubert Cénéac a indiqué que l’intervention avait notamment visé des postes de péage illégaux installés par le groupe armé. Plusieurs sources haïtiennes et internationales corroborent l’opération et la mort ou les blessures par balle de trois membres présumés du gang.

La riposte criminelle contre les civils a été sanglante. Au moins douze personnes ont été abattues lundi dans la commune, selon les informations recueillies localement, après l’intervention de la FRG. Des hommes identifiés comme appartenant à Kokorat San Ras auraient ouvert le feu sur des habitants en représailles. Reuters fait état d’au moins onze civils tués, tandis que plusieurs médias haïtiens établissent le bilan à douze morts.

Le massacre place ainsi le nouveau dispositif de la FRG devant une équation opérationnelle immédiate : comment frapper les groupes armés sans abandonner ensuite les populations civiles aux représailles ? Selon les informations rapportées par EFE, l’unité de la force internationale ayant participé à la première opération n’était demeurée que quelques heures à Gros-Morne avant de regagner sa base des Gonaïves. Le déploiement annoncé mercredi apparaît ainsi comme une modification du dispositif, avec une présence permanente d’environ cinquante agents selon les renseignements obtenus par Rezo Nòdwès.

La situation nourrit parallèlement une vive inquiétude autour des otages détenus dans cette région. Me Caleb Jean-Baptiste, Stéphanie Paultre, directrice générale de l’ONAPE, ainsi que deux policiers avaient été enlevés le 7 septembre sur l’axe d’Ennery et de Gros-Morne. Leur enlèvement avait été confirmé par plusieurs sources concordantes. Selon de nouvelles informations obtenues mercredi par Rezo Nòdwès, Me Caleb Jean-Baptiste serait toujours aux mains de ses ravisseurs. Sa famille suivrait avec appréhension l’escalade militaire, redoutant que les opérations contre Kokorat San Ras n’exposent davantage les personnes séquestrées.

Le précédent James Boyard illustre néanmoins la capacité des groupes armés à déplacer leurs captifs dans des zones sous leur influence. L’inspecteur général de la PNH et chef de cabinet du ministre de la Défense Mario Andrésol demeure retenu depuis son enlèvement du 11 juin. Toute information concernant les déplacements d’otages doit, par conséquent, être considérée avec prudence tant qu’une libération ou une localisation précise n’a pas été officiellement établie.

À Gros-Morne, la cinquantaine d’agents annoncée et les hélicoptères aperçus mercredi constituent donc le premier test du mandat renouvelé de la FRG dans l’Artibonite : empêcher une nouvelle attaque, protéger les civils et éviter que les opérations contre les gangs ne soient suivies de nouvelles représailles meurtrières. La FRG, dont l’effectif national demeure très inférieur aux 5 500 personnels autorisés, dispose maintenant d’un mandat prolongé jusqu’au 31 mars 2027 ; environ 1 500 membres seraient actuellement déployés en Haïti.

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