Au terme de négociations “acharnées”, Donald Trump a annoncé la conclusion d’un accord commercial provisoire avec le Canada dans la soirée du mardi 18 août, moins de deux heures avant l’entrée en vigueur de droits de douane de 50 % contre ses marchandises, écrit The Globe and Mail. Le quotidien canadien note que le locataire de la Maison-Blanche “n’a pas précisé le contenu de l’accord ou confirmé si, une fois les documents signés, il annulerait entièrement les barrières douanières prévues”. Il a simplement déclaré que l’accord pourrait remettre à l’ordre du jour le projet de pipeline Keystone XL, prioritaire pour le Canada, annulé à deux reprises par les précédentes administrations américaines.
Le titre rappelle que les pourparlers “frénétiques” en cours depuis un mois visaient, côté canadien, à réduire des droits de douane imposés par Trump sur les automobiles, l’aluminium, l’acier et les produits forestiers canadiens, et à éviter l’imposition de nouvelles taxes. En échange, les États-Unis avaient transmis une longue liste de demandes, parmi lesquelles l’abandon des représailles canadiennes sur les automobiles américaines, la levée du boycott des alcools américains par plusieurs provinces ou encore la fin de la politique “Achetez canadien”.
De plus, Washington pressait Ottawa de lui accorder “un droit de préemption sur les minéraux critiques et qu’il accepte d’acheter des avions radar de fabrication américaine dans le cadre de son adhésion au système de défense antimissile Dôme d’or”.
Le journal torontois rappelle dans un autre article que dans les mois qui ont suivi son retour au pouvoir en 2025, Trump a conclu d’autres accords commerciaux ailleurs dans le monde et dénoncé des accords de longue date conclus “avec des alliés comme avec des rivaux”. Mais, ajoute-t-il, sa politique commerciale n’a pas encore apporté la prospérité promise aux Américains. “Les droits de douane n’ont pas permis de rapatrier les emplois industriels ou atténué les pressions inflationnistes”, confie Nick Marro, économiste au sein de l’entreprise Economist Intelligence Unit.
Dans le contexte actuel, le premier ministre canadien, Mark Carney, demeure prudent, affirmant que “des progrès substantiels ont été accomplis, même s’il reste un travail important à effectuer”. Le Canada, dit-il, “demeure concentré sur la construction d’une économie intérieure plus forte, plus indépendante et plus compétitive”.
Donald Trump invoque la lutte contre le travail forcé pour rétablir ses droits de douane
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