De mois en mois, loin des lignes de front, l’escalade militaire s’accroît entre la Russie et l’Ukraine. Cette fois, c’est le train Kiev-Varsovie que Moscou a frappé, dimanche 13 septembre, juste avant qu’il ne franchisse la frontière polonaise. Un drone russe a percuté la locomotive du convoi près du poste-frontière de Yagodyn, tandis qu’un autre drone a ciblé une station-service voisine, provoquant l’incendie de deux camions. Les 206 passagers du train sont indemnes.
L’attaque a provoqué un fort émoi, tant en Ukraine qu’en Pologne, pour diverses raisons. La première est que Kiev dénonce une « attaque systémique » contre son système ferroviaire, une des infrastructures fonctionnant encore correctement jusqu’à présent en Ukraine, malgré la guerre. La seconde est le message envoyé à la Pologne, pays membre de l’Union européenne (UE) et de l’OTAN. La troisième est qu’un autre train, avec à son bord des personnalités européennes et américaines, venait de quitter la gare avec quelques minutes d’avance sur l’horaire, et que la compagnie ferroviaire Ukrzaliznytsia a estimé « hautement probable » qu’il ait pu être la véritable cible de l’armée russe.
Il vous reste 83.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !