Lundi 20 juillet devant le Conseil de Sécurité de l’ONU le Chancelier, Roberto Álvarez, a exhorté la communauté internationale à accélérer le déploiement de la Force de Répression des Gangs (FRG) en Haïti et à renforcer les sanctions contre ceux qui financent les criminels opérant dans le pays.
Lors de son intervention le Ministre Álvarez a averti que la simple prolongation du mandat de la mission, approuvé en septembre dernier, ne suffirait pas à garantir le succès des opérations de sécurité en Haïti.
Le Chancelier dominicain a souligné que sur les 5,550 hommes autorisées à composer la force internationale, à peine plus de 1,000 ont été déployées. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer le déploiement du contingent restant.
« Nous avons engagé des troupes, les ressources nécessaires pour les soutenir et une structure de commandement opérationnelle.» « Le principal obstacle à son déploiement demeure logistique », a déclaré le Ministre, notant que la disponibilité limitée du transport aérien stratégique a retardé l’arrivée du personnel et du matériel.
À cet égard, il a appelé les pays disposant de capacités de transport militaire à collaborer avec la mission. « Un problème purement logistique ne doit pas faire obstacle à la protection de tout un peuple par la communauté internationale », a-t-il déclaré.
Il a également exhorté les États membres à appliquer plus fermement les sanctions prévues par la résolution 2653 du Conseil de sécurité contre les personnes et les organisations qui financent et soutiennent des groupes armés.
Le Ministre des Affaires Étrangères a affirmé que les mesures ne devaient pas se limiter aux dirigeants d’organisations criminelles, mais viser également ceux qui facilitent le trafic d’armes, blanchissent des fonds illicites ou apportent un soutien matériel et politique à ces groupes « Nous devons utiliser pleinement cet instrument pour identifier et punir ceux qui soutiennent et permettent le fonctionnement de ces organisations criminelles », a-t-il insisté.
Álvarez a également réaffirmé que le rétablissement de la sécurité est une condition indispensable à la tenue d’élections en Haïti. « Les élections ne garantissent pas la sécurité. Mais, la sécurité rendra les élections possibles », a-t-il déclaré devant les membres du Conseil de Sécurité.
Le Chancelier a également salué les efforts du Gouvernement haïtien pour renforcer ses institutions, notamment l’intégration de nouveaux officiers à la Police Nationale, la formation du personnel de sécurité et la création d’unités judiciaires spécialisées pour traiter les crimes les plus graves.
Enfin, la République Dominicaine a exprimé son soutien au renouvellement du mandat de la Force de Répression des Gangs et du Bureau d’appui des Nations Unies, tout en soulignant « […] une prolongation du mandat sans déploiement complet du personnel reviendrait à faire une promesse non tenue ».
« Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle stratégie ; nous devons pleinement mettre en œuvre celle que nous avons élaborée », a-t-il conclu.
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