“Imaginez que les services de renseignement découvrent que des terroristes préparent un attentat contre votre ville, et qu’ils expliquent, en temps et en heure, aux autorités ce qu’il faut faire pour éviter qu’il y ait des morts et des blessés, mais que les autorités ne fassent rien.”
“C’est à peu près ce qui est en train de se produire à l’échelle mondiale”, écrit le quotidien belge De Morgen dans un éditorial particulièrement incisif. “Il y a trente-six ans, les scientifiques alertaient déjà quant aux destructions mortelles qui nous parviennent désormais en rafales sous la forme de flashs infos : ‘des dizaines de milliers de personnes évacuées’, ‘des milliers de morts en raison de la canicule’, ‘fumée dangereuse à cause des feux de forêt’, ‘champs asséchés et récoltes détruites’.” Leurs avertissements n’auront servi à rien.
Dresser “le bilan accablant des incendies en cours en France et en Espagne”, pour ne citer que ceux-là, c’est prendre la mesure de “la dévastation qui s’aggrave et des tragédies humaines qu’elle sème sur son sillage”, renchérit le journal britannique The Guardian. Quelque 116 000 hectares ont brûlé cette année en France, “contre 30 000 sur toute l’année 2025, et quelque 220 000 personnes ont été évacuées en Gironde.” C’est sans compter le bilan catastrophiq
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Inondations en Belgique : cette fois, la catastrophe est chez nous
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