Les incendies continuent de ravager le sud-ouest de l’Europe, notamment la France et l’Espagne. Plus de 300 000 personnes ont dû être évacuées tandis que des milliers de pompiers sont toujours aux prises avec les flammes, rapporte le quotidien britannique The Guardian.

Des deux côtés des Pyrénées, l’avancée rapide des incendies a stupéfié les habitants. “Chez nous, l’air devenait irrespirable avec les vents qui soufflaient la fumée dans notre direction. C’est horrible, tout le monde est hyperchoqué par la vitesse à laquelle le feu se propage”, confie Sophie, résidente de Saint-Médard-en-Jalles, près de Bordeaux, à la Tribune de Genève. En Gironde plus de 42 000 hectares sont partis en fumée.

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Et la situation dans la région reste critique. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a déclaré, sur X, dimanche 26 juillet, que “le feu est redevenu extrêmement virulent, imprévisible, créant son propre vent et évoluant de manière erratique vers l’agglomération bordelaise” avant de s’apaiser en fin de nuit.

Alors que les autorités ont ordonné l’évacuation de plusieurs villes, y compris dans la banlieue bordelaise, certains préfèrent rester chez eux malgré la menace des feux et de la fumée toxique. “On préfère rester ensemble ici, à jouer, à discuter, plutôt que de se retrouver dans l’ambiance anxiogène des hébergements collectifs d’urgence mis sur pied vers Bordeaux”, assure Corinne au quotidien suisse. Le parc des expositions de la métropole girondine sert désormais de refuge pour près de 7 000 personnes ayant quitté leur domicile.

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