Si, pour l’heure, le bruit des frappes de mars entre l’Iran et la coalition américano-israélienne a cessé, les services de renseignement occidentaux s’inquiètent de la persistance d’un autre front, celui des attaques à bas bruit du régime de Téhéran sur le sol européen.
L’Europe craignait les répercussions de ce conflit sous la forme d’une « réponse asymétrique » de l’Iran par des opérations d’espionnage, de sabotage ou d’ingérences. Au printemps, elle était qualifiée, par les autorités françaises, de « faible intensité ». Depuis, elle semble s’être aggravée.
Le 12 octobre, pas moins de trente-deux pays, dont le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, le Canada et les Pays-Bas, ont condamné, ensemble, « dans les termes les plus fermes le recours de l’Iran à des attaques violentes, notamment des projets d’assassinats, des incendies criminels, des actes de sabotage, des cyberattaques et d’autres activités hybrides dirigées contre [leurs] pays et [leurs] partenaires ». Une déclaration solidaire qui faisait suite à l’attribution, par Londres, aux services iraniens ou à des réseaux agissant pour leur compte, de l’incident survenu le 27 septembre aux abords de la base militaire de la Royal Air Force, à Fairford (Royaume-Uni), qui accueillait des appareils militaires américains ayant participé à la guerre contre l’Iran.
Il vous reste 84.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !