Le 27 octobre et le 3 novembre 2026 se profilent comme des dates décisives dans l’histoire de deux grandes démocraties, Israël et les États-Unis, où des élections à haut risque se tiendront, à une semaine d’intervalle à peine.

Pourquoi sont-elles si cruciales ? Car ce qui se joue dans les urnes ne se résume pas à l’avenir politique du président Donald Trump et du Premier ministre Benyamin Nétanyahou. C’est le futur de la démocratie dans ces deux nations qui est en jeu.

Un État paria

Commençons par l’élection israélienne, qui vient la première. Nétanyahou est engagé dans une coalition aux côtés de suprémacistes juifs, qu’un ancien dirigeant du Mossad [Tamir Prado] décrit comme plus radicaux encore que le Ku Klux Klan.

Si ces derniers venaient à être réélus, ils pourraient mener à bien leur projet de saper l’autorité et l’indépendance de la procureure générale d’Israël et de la Cour suprême. Suivrait dans un second temps l’annexion de la Cisjordanie et de Gaza, puis le nettoyage ethnique des Palestiniens des deux régions. Et Israël en tant que démocratie n’existerait plus.

Le pays deviendrait alors un État paria, à l’image de l’Afrique du Sud pendant l’apartheid. L’État juif a déjà perdu le soutien d’une grande partie des démocrates aux États-Unis, de nombreux jeunes républicains