C’est une bataille politique qui dit beaucoup de l’évolution d’Israël et de la place, secondaire, qu’occupent les citoyens arabes aux yeux de la société et du monde politique. C’est aussi une nouvelle opération de la majorité au pouvoir, dirigée par Benyamin Nétanyahou, pour tenter de décrédibiliser toute idée de participation des partis arabes à une future coalition gouvernementale issue de l’opposition. Mercredi 23 septembre, la commission centrale électorale, une instance présidée par un juge et composée des différents courants de la Knesset (le Parlement israélien), a voté en faveur de la disqualification des deux listes formées par les partis arabes en vue des prochaines élections législatives, le 27 octobre.
« Les audiences, tout comme les requêtes elles-mêmes, ont démontré une fois de plus qu’il s’agit d’un processus arbitraire, incitateur et raciste », a réagi Adalah, une ONG de protection des droits humains missionnée pour défendre les mouvements politiques devant la commission. Ces votes seront examinés dans les prochains jours, en appel, par la Cour suprême israélienne : à la différence de la commission électorale, celle-ci ne se prononcera que sur des arguments juridiques, et il est probable qu’elle annulera une partie des décisions.
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