Jamais les relations entre le Royaume-Uni et Israël n’avaient connu un tel niveau de tensions et de défiance. Jeudi 8 octobre, le gouvernement britannique a dû accepter la rétrogradation de son consulat à Jérusalem en simple « mission », ramenant d’une trentaine de personnes à sept le nombre de ses diplomates chargés des besoins des citoyens Palestiniens de Jérusalem-est, de Cisjordanie occupée et de la bande de Gaza. Le consul a été invité à quitter le pays. Mais les « services essentiels » des Palestiniens seront garantis, assurent les Britanniques.
Cette mesure sans précédent, présentée comme un compromis par les deux parties, évite certes la disparition totale de la représentation britannique à Jérusalem, mais elle signe une escalade diplomatique spectaculaire entre deux pays traditionnellement alliés, à l’histoire intimement liée. La déclaration Balfour de 1917, du nom du secrétaire d’Etat britannique aux affaires étrangères, est considérée comme le premier pas vers la création de l’Etat hébreu. Dans cette lettre adressée au chef de la communauté juive anglaise de l’époque, Lionel Walter Rothschild, le ministre, fort du mandat britannique sur la région, exprimait le soutien de Londres pour « l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif ».
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