Ted Ellis connaît le prix de l’espoir au Texas, lorsqu’on est démocrate : la déception. A 70 ans, ce bénévole a encore le goût âpre des défaites successives. Elles ne l’incitent pas pour autant à la prudence à l’approche des midterms, prévus le 3 novembre. Cette fois, à l’en croire, la victoire serait à portée de main, grâce à l’une des révélations politiques de ce cycle électoral américain : James Talarico. L’enthousiasme et l’envie d’en découdre dominent à gauche dans cet Etat du Sud, profondément conservateur.
Ted Ellis est venu prêter main-forte au quartier général du Parti démocrate, à Dallas, pour préparer des courriers aux électeurs non inscrits sur les listes. « Ça pourrait se jouer à très peu de voix, il faut aller les chercher une par une ! », dit-il. Le démocrate travaille dans la gestion de biens immobiliers. Depuis dix ans, il ne parle plus à son frère, partisan de Donald Trump. Le Parti républicain ? « Une secte. Ils ne pensent plus librement. » A l’arrière de sa voiture, l’homme a placé un autocollant disant : « La droite chrétienne n’est ni l’une ni l’autre. »
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