À la fin du mois, je vais quitter mon domicile londonien pour me rendre en Israël, afin de voter contre Benyamin Nétanyahou. Israël n’autorise pas ses citoyens qui résident à l’étranger à voter par correspondance, donc il faut que je sois physiquement sur place si je veux participer au scrutin du 27 octobre.

Si l’on en croit les derniers sondages, les questions brûlantes, pour les électeurs de l’opposition avec qui je ferai la queue, sont les défaillances de Nétanyahou le 7 Octobre, le coût de la vie qui crève le plafond, et le fait que les ultra-orthodoxes échappent à la conscription.

Ce n’est pas pour ça que je pars en Israël. Je vote d’abord et avant tout pour mettre fin au génocide à Gaza. Et pour une autre raison, plus personnelle : ma sécurité et celle de ma famille, ici, à Londres. Le fait que je doive parcourir plus de 3 500 kilomètres en avion pour déposer mon bulletin dans l’urne est révélateur de la morne réalité qui est la nôtre aujourd’hui.

“Ouais, on déteste les Juifs”

Depuis trois ans, Nétanyahou fait la guerre au nom du peuple juif tout en se présentant comme la voix des Juifs partout dans le monde. Les antisémites l’ont pris au mot. Ce n’est pas lui qui les a créés, et le fait de l’écarter du pouvoir ne va évidemment pas faire disparaître l’antisémitisme. Mais i