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Géopolitique

Jens Galschiøt, l’artiste danois qui se moque de Donald Trump au cœur du Parlement européen

Le sculpteur a exposé du 6 au 8 octobre, à Strasbourg, une statue représentant le président américain pesant sur les épaules d’un homme frêle, pour dénoncer ses entraves à la lutte contre le changement climatique.

Jens Galschiøt, l’artiste danois qui se moque de Donald Trump au cœur du Parlement européen
HaitiCreoleRadio.com

Habitué des coups d’éclat

Pour une fois, l’artiste n’a pas eu à feinter : représenté, ventripotent, dans son plus simple appareil, son Donald Trump géant, couvert de feuilles d’or de 23 carats et assis sur les épaules d’un petit homme frêle, a été installé en toute légalité dans l’enceinte du Parlement européen, à Strasbourg, du 6 au 8 octobre. Jens Galschiøt y avait été invité par l’eurodéputé danois de gauche Per Clausen. The Orange Plague (« la peste orange »), sa sculpture de 2,6 mètres, dénonce « la manière dont les Etats-Unis détruisent la seule chance du monde de contrer la catastrophe climatique », écrit l’artiste sur son site. Un modèle similaire avait été exposé au Brésil lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP30), en 2025. Début 2026, à Copenhague, ce même type de statue, monté sur un scooter électrique, a accompagné les Danois manifestant contre les menaces du président américain d’annexer le Groenland.

Créateur engagé

Né en 1954, le Danois s’est formé au travail du métal au chantier naval d’Odense. En 1985, Jens Galschiøt ouvre un atelier dans ce port de 190 000 habitants, avant d’emménager dans un espace de 10 000 mètres carrés neuf ans plus tard, où il travaille et expose ses sculptures. Il se décrit comme un « artiste conceptuel ». Il est aussi très engagé : Jens Galschiøt dénonce le colonialisme, la responsabilité des pays riches dans la crise climatique ou la politique ultra-restrictive de son pays en matière d’immigration. Avant de s’en prendre à Donald Trump, il avait réalisé dès 2002 une statue baptisée Survival of the Fattest (« survie du plus gros »), représentant une énorme déesse de la justice posée sur les épaules d’un homme noir affamé, pour dénoncer « la répartition inégale des ressources mondiales ».

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