Autrefois, la carte de l’Europe indiquait à cet emplacement la Prusse-Orientale, dont la capitale était Königsberg. En passant sous contrôle de l’URSS, la province a pris le nom d’un dignitaire soviétique. “Elle est devenue partie intégrante de notre pays, comme un trophée fortement imprégné du sang de nos soldats”, écrit l’hebdomadaire russe Profil, qui raconte comment cette région balte est revenue à Moscou à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. “Le résultat de négociations entre les puissances victorieuses”, entériné à l’été 1945, lors de la conférence de Potsdam, rappelle l’auteur de l’article, Igor Joukovski, chercheur à l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales (Imemo, à Moscou).
“C’est alors une nouvelle vie qui commence pour la région la plus occidentale du pays, qui accueille des colons provenant de plus de vingt oblasts de la RSS [république socialiste soviétique] de Russie, mais aussi de régions de Biélorussie et d’Ukraine détruites pendant la guerre”. Dans le même temps, environ 100 000 Allemands quittent le territoire.
Pendant la période soviétique, Kaliningrad était “une base stratégique militaire dans la région baltique, en contact direct avec l’Otan”. Pour y accéder, “une autorisation était nécessaire non seulement pour les étrangers, m
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La Pologne érige une clôture à la frontière avec l’enclave russe de Kaliningrad
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