Communiqué après communiqué, Frontex, l’agence européenne des frontières, se félicite d’une forte baisse des « arrivées irrégulières » sur le Vieux Continent depuis le début de l’année. Sur les huit premiers mois de 2026, elles ont reculé de 35 % par rapport à la même période en 2025. Cette diminution touche presque toutes les grandes routes migratoires depuis les côtes africaines : − 58 % en direction des Canaries, − 55 % vers l’Italie ou − 25 % à destination de la Grèce.
Un seul corridor échappe pour l’instant à ce reflux, celui qui relie l’Algérie à l’Espagne. Cette route dite de la Méditerranée occidentale a été la seule à enregistrer une hausse « de 34 % sur un an », notait, le 11 septembre, Frontex. Du 1er janvier au 31 août, l’agence européenne a recensé 6 654 passages irréguliers de ressortissants algériens vers les îles Baléares ou les plages dans le sud de l’Espagne continentale. Ils représentent ainsi un peu plus de 40 % des 15 909 exilés qui ont pris cette route, devant les Marocains (30 %). Tous trajets confondus, les Algériens sont les plus nombreux (7 910) à entrer clandestinement en Europe, derrière les Bangladais (10 530) et les Soudanais (8 342), selon l’Organisation internationale pour les migrations.
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