En près de vingt années de carrière politique, c’était sans doute son pari le plus inattendu. Après avoir été premier ministre du Sénégal (2004-2007), puis président de l’Assemblée nationale, et enfin, par deux fois, président, Macky Sall ne visait rien moins que le secrétariat général des Nations unies. Sa tentative de reconversion a fait long feu. Samedi 17 octobre, il a annoncé son retrait de la course à la succession d’Antonio Guterres.
« J’ai pris cette décision avec un profond sens des responsabilités, en espérant contribuer ainsi à l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité », a fait valoir l’ancien dirigeant sénégalais dans un communiqué. La veille, lors du sixième vote informel, il avait essuyé trois vetos des cinq membres permanents et sept des membres non permanents. Un rejet ferme, mais comparable à celui qu’ont reçu les candidatures des six autres prétendants. Aucun d’entre eux, pas même la favorite, la Costaricaine Rebeca Grynspan, n’a obtenu les cinq feux verts des membres permanents du Conseil de sécurité.
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