La monarchie saoudienne a convoqué ses alliés en « urgence » à Riyad, lundi 5 octobre. A l’heure où le royaume annonce une nouvelle campagne militaire pour tenter de faire pièce aux houthistes du Yémen, qui menacent ses tankers en mer Rouge et frappent sa capitale et ses infrastructures – les aéroports de Najran et Jizan ont encore été ciblés lundi près de la frontière – les plus hauts représentants militaires et diplomatiques du Pakistan, de la Turquie et de l’Arabie saoudite, posaient alignés et unis devant les photographes, proclamant mettre pour la première fois à exécution le « pacte de La Mecque », leur accord de défense mutuel conclu le 7 août. Cherchant à faire mentir ceux qui voyaient dans cette alliance une coquille vide, Ankara et Islamabad ont annoncé, dans un communiqué rendu public le jour même, le « déploiement rapide » de forces dans le royaume.
Jusqu’à présent, Riyad était demeuré en retrait derrière les forces gouvernementales yéménites, qui tâchent de reprendre pied sur la côte de la mer Rouge, après la conquête par les houthistes du petit port de Moka, le 10 septembre. Cette prise avait suscité une onde de choc sur le marché du pétrole, déjà malmené par l’interminable thrombose dans le détroit d’Ormuz.
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