Dans le monde entier, l’enseignement à domicile séduit des parents parce qu’il répond aux besoins spécifiques de leurs enfants ou aux valeurs de la famille. En Allemagne, où le parti d’extrême droite, l’AfD, a le projet de remplacer l’obligation scolaire par une obligation éducative en Saxe-Anhalt, où il est au pouvoir, l’école à la maison fait débat. En écho, le magazine Focus évoque, depuis Munich, le cas de Céline Catry, une Belge qui vit avec ses trois jeunes enfants en Australie, où le homeschooling est légal et en hausse, et s’y prépare pour janvier. Les familles qui ont la résidence permanente peuvent déposer une demande auprès des services en charge de la scolarité de l’État où elles vivent.
Et la Frankfurter Allgemeine Zeitung publie le portrait d’une Estonienne, Hetlin Villak-Niinepuu, installée au Portugal depuis 2019 avec ses quatre enfants et qui enseigne le week-end à son fils, Kenneth, pour préserver l’estonien en cas de retour dans leur pays d’origine, au prix d’une lourde charge de travail en plus. L’enseignement à domicile est très bien accepté, quoique pas courant, en Estonie, où les enfants continuent à être inscrits dans leur école qui fournit des supports éducatifs. Kenneth est donc inscrit dans une école estonienne tout en étant scolarisé à Lisbonne. “Lorsque son mari était absent pendant une longue période pour suivre une formation linguistique intensive, elle était seule responsable des devoirs, de son travail et de la famille. C’était particulièrement difficile”, souligne, sans surprise, le quotidien allemand. Aujourd’hui, âgé de 15 ans, Kenneth ne suit plus de scolarité estonienne. Sa mère en garde un souvenir à la fois éprouvant et enrichissant car “cela a considérablement renforcé [leur] relation”.
Les galères d’une mère française à New York
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