Le Groenland pourrait bien “tirer profit des menaces du président Trump” en faisant valoir sa “position stratégique dans l’Arctique pour attirer des investissements de ses alliés européens”, explique The Wall Street Journal. En visite sur l’île lundi 7 septembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis une enveloppe de 200 millions d’euros pour investir “dans les minerais, les communications par satellite et les énergies renouvelables”.
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C’est le dernier épisode du “bras de fer international pour contrôler” ce territoire autonome danois situé dans une zone toujours plus stratégique à mesure que le réchauffement climatique s’intensifie. “La fonte des glaces a ouvert de nouvelles routes maritimes et rendu de plus en plus accessibles les gisements de combustibles fossiles et de minerais” dont regorge le sous-sol groenlandais. L’île est au cœur de tensions géopolitiques entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis “à cause des menaces répétées de Donald Trump pour en prendre le contrôle”, rappelle le grand quotidien de l’économie américain.
En guise de réponse, le président américain a posté lundi sur son réseau social une image où “les États-Unis, le Canada, le Groenland, l’Islande, le Mexique et les îles des Caraïbes sont tous aux couleurs du drapeau américain”.
Des liens “étroits” et “renforcés” avec l’Europe
Le Groenland, territoire autonome du royaume du Danemark, a choisi par référendum de se retirer de la Communauté européenne en 1985, tout en “conservant des liens étroits avec l’Europe”, notamment grâce aux accords de pêche.
Ursula von der Leyen et les Premiers ministres danois et groenlandais ont cosigné à Nuuk, capitale du territoire, une déclaration commune. Ainsi, estime la présidente de la Commission, l’île a “exprimé clairement le choix de renforcer ses liens avec l’UE”.
Outre les 200 millions d’euros d’investissements, l’Europe “a proposé de plus que doubler les fonds alloués au Groenland”, les portant à 530 millions d’euros de 2028 à 2034. Le Groenland et ses 56 000 habitants dépendent largement des aides financières du Danemark et de l’Europe, qui fournissent aujourd’hui “près de la moitié du budget” du territoire.
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