“Dans toute l’Europe de l’Ouest, des espions russes se servent de l’immobilier pour mailler le territoire de ‘chevaux de Troie’ en vue de lancer une campagne de sabotage coordonnée.” Tel est l’avertissement lancé cet hiver par des responsables des services de renseignement européens, dans les colonnes du [journal britannique] The Telegraph.
Cela fait maintenant des années que des ressortissants russes achètent des biens immobiliers situés à proximité d’infrastructures stratégiques en Europe, y compris en Scandinavie. Le phénomène inquiète les pouvoirs publics, les services de renseignement et les chercheurs, la Russie étant considérée comme la menace numéro un contre la sûreté de l’État dans les pays membres de l’Union européenne (UE).
“On sait que les services de renseignement russes sont à la manœuvre dans un large éventail de pays européens et ils ont naturellement besoin de lieux à partir desquels opérer”, explique Ola Svenonius, de l’Institut suédois de recherche sur la défense globale.
D’après plusieurs experts, l’UE a péché par indécision et par naïveté face à la Russie jusqu’en 2022, date de l’invasion de l’Ukraine.
Le précédent ukrainien
“Prise isolément, une transaction immobilière aura souvent l’air parfaitement anodine. Ce n’est qu’une fois qu’on a réuni toutes les p
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“En Suède, tout est plus simple”
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