L’Union européenne autorise désormais neuf pays, dont la France, l’Allemagne, l’Italie et la Grèce, à retarder encore l’application complète du système d’entrée-sortie (EES), malgré l’expiration de la période de tolérance, rapporte The Times, à Londres.
L’EES implique que tous les ressortissants de l’UE et les Britanniques se soumettent à un contrôle biométrique (ou qu’ils aient un passeport biométrique) pour circuler au sein de l’espace Schengen.
“Devant la perspective de longues files d’attente aux frontières en raison de défaillances informatiques, les autorités [avaient initialement] accordé aux pays un délai de grâce de 150 jours pour suspendre ces contrôles et éviter ainsi un chaos dans les transports”, précise le quotidien.
“Il semble que cette dérogation soit illimitée dans le temps”, poursuit-il, au nom de ce que les officiels appellent la “fluidité des frontières”. Les compagnies aériennes, mais aussi les aéroports et les ports ainsi que le gouvernement britannique, auraient réussi, après avoir exercé une forte pression, à faire plier Bruxelles.
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La transmission des données à un fichier central et leur collecte posent de nombreuses difficultés, et “la plupart des scanners biométriques – achetés par les aéroports et les ports pour des millions de livres sterling – restent inutilisés et prennent la poussière”.
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