La publication de Sophie Rose Jenkins sur LinkedIn ne cesse de faire réagir outre-Manche. La jeune boursière écossaise y annonce qu’elle quitte définitivement la prestigieuse université de St Andrews, en Écosse, à cause du mépris de classe qu’elle y a subi. The Guardian explique les dessous de ce qui est en train de devenir une controverse. Les Américains, un cinquième des étudiants de premier cycle, paient 33 250 livres par an, plus du triple des Britanniques ; les Écossais, qui étudient gratuitement, sont plafonnés à 30 % des effectifs environ. “Ses propos ont mis en lumière une tension croissante à St Andrews, alimentée par le modèle de financement des universités écossaises, confrontées à des difficultés financières”, résume le quotidien. Certains accusent les étudiants aisés, et notamment les Américains, de changer l’ambiance :

“Les dîners de gala et les bals traditionnels côtoient désormais les défilés de mode et les sociétés secrètes. À deux pas du bar de l’association étudiante, une boutique de décoration intérieure propose du linge de lit de luxe aux étudiants, tandis qu’un café branché vend des vêtements de marque, des bougies et des matchas d’exception.”
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En 2024, des plaintes similaires avaient poussées l’université d’Edimbourg à publier des recommandations aux étudiants pour combattre le classisme.

Le quotidien écossais The National a contacté Niall Scott, vice-principal chargé de la communication à St Andrews. Il souligne que son établissement accueille des étudiants venant de 130 pays, avant d’ajouter : “Nous sommes une université écossaise, fondée par des Écossais, et les étudiants écossais sont notre raison d’être et notre patrimoine.” Pour lui, la discrimination n’est “pas un problème propre à St Andrews”, mais un problème de société qui commence “à la maison ou à l’école”.