Tout part de la fuite d’une note interne de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), obtenue par Lighthouse Reports en 2024. Avec une équipe constituée de journalistes et de scientifiques, l’organisation basée aux Pays-Bas a ouvert une enquête à la suite de la découverte de cette note.
Cette dernière indiquait que la Chine, qui importe la grande majorité des minerais de cobalt issus des mines de la province du Katanga, au sud de la République démocratique du Congo (RDC), pour les raffiner, recevrait par la même occasion de l’uranium “exporté comme sous-produit du cobalt”.
Les mines du Katanga sont connues pour être riches en cuivre, et du cobalt en est également extrait de manière croissante ces dernières années. Par ailleurs, la présence d’uranium n’y est pas nouvelle : “une grande partie de l’uranium utilisé pour le projet Manhattan [le programme de recherche visant à développer l’arme nucléaire, mené par les États-Unis entre 1942 et 1946] provenait de la mine de Shinkolobwe, située dans la région”, souligne Lightouse Reports dans l’enquête publiée en collaboration avec le Financial Times et Nature Communications. Sauf que “les exportations d’uranium de la RDC sont censées être interdites”.
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Depuis la rédaction de la note de l’AIEA, en 2009, l’extra
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Le nucléaire, planche de secours pour la transition énergétique chinoise ?
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