Les accords signés, fin août, en Syrie entre les forces kurdes et le gouvernement de Damas sont regardés avec intérêt et inquiétude par les Kurdes de Turquie. Le pays est en effet l’État qui compte la plus importante minorité kurde du monde avec entre 15 et 20 millions de personnes, contre 2 à 3 millions en Syrie.
Lors de la guerre civile syrienne, des centaines de Kurdes de Turquie ont combattu aux côtés de leurs cousins syriens, dont la branche armée, désormais dissoute à la suite des accords avec le gouvernement islamiste d’Ahmed El-Charaa, était une organisation issue du PKK, la guérilla kurde de Turquie.
L’accord signé entre les nouveaux maîtres de la Syrie et les institutions autonomes kurdes – après la défaite militaire des combattants de la minorité en janvier – prévoit l’intégration de l’administration et des forces militaires kurdes au régime de Damas, souligne l’agence de presse prokurde turque Firat Haber Ajansi. Après de violents affrontements entre l’armée syrienne et les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition militaire dominée par les Kurdes, à Alep, dans le nord de la Syrie, ces dernières avaient dû finalement évacuer la ville.
“Une intégration qui se réaliserait sous la pression militaire et la menace d’un génocide aurait pu se transformer, pour les
Toute l’application
Du 7 au 14 septembre, accédez gratuitement à tous nos articles sur l’application.
Après les Kurdes, la Syrie face au redoutable défi de l’intégration des Druzes
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !