Alors qu’il ne se passe pas une semaine sans que, d’une manière ou d’une autre, Donald Trump fasse planer la menace d’une nouvelle hausse des droits de douane sur les importations européennes, la Commission européenne a annoncé, jeudi 23 juillet, infliger une amende de 890 millions d’euros à Google, au titre du Digital Markets Act (DMA), qui cherche à assurer une concurrence équitable sur les marchés.
A quelques jours du premier anniversaire, le 27 juillet, de l’accord de Turnberry, signé sur le terrain de golf écossais du président américain, les relations transatlantiques sont loin d’être apaisées. D’autant que la Cour suprême américaine a jugé illégal le dispositif alors retenu – une exemption des droits de douane pour la plupart des importations américaines sur le Vieux Continent, une surtaxe de 15 % pour les produits européens qui traversent l’Atlantique – et que la Maison Blanche doit, sous peu, présenter un mécanisme de substitution, dont rien n’a encore filtré.
Bruxelles assure, pour sa part, ne pas légiférer en fonction des états d’âme de Donald Trump, semblant oublier que, par le passé, il lui est arrivé, justement dans le cadre de sa réglementation numérique tant vilipendée outre-Atlantique, de repousser des décisions afin de ne pas fâcher Washington au pire moment. « La décision d’aujourd’hui ne surprendra pas l’administration américaine », confie un haut fonctionnaire européen, suggérant qu’elle a été prévenue.
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