Dans leur dossier de candidature pour accueillir la Coupe du monde de football 2026, en 2018, le Canada , les Etats-Unis et le Mexique annonçaient la couleur : leur compétition sera « la plus verte » et « la moins émettrice de carbone de l’ère moderne ».
Pour atteindre cet objectif environnemental très ambitieux et « livrer un tournoi neutre en carbone », le trio misait sur trois leviers : réduire « toute consommation d’énergie », utiliser « l’énergie plus efficacement » et recourir à des « sources d’énergie renouvelables ». Une promesse contrainte, puisque la Fédération internationale de football association (FIFA) imposait aux candidats de « s’engager formellement à organiser une compétition répondant aux principes de gestion durable ».
Huit ans plus tard, il est permis de douter de la sincérité de ces engagements : ce Mondial « United 2026 », le premier de l’histoire à se dérouler sur un continent, devrait être l’un des pires en matière d’empreinte carbone.
Estimations contestées
Dès le départ, l’affaire était mal engagée. Dans le chapitre consacré à la « protection de l’environnement » de leur dossier de candidature, les pays hôtes estimaient à 3,6 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) l’impact carbone du tournoi. Ce qui fera déjà de cette Coupe du monde la deuxième la plus polluante du siècle, juste derrière celle organisée par le Qatar en 2022.
Il vous reste 74.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !