Le 6 octobre 1973, l’Égypte et la Syrie attaquaient Israël pour essayer de récupérer des terres perdues pendant la guerre des Six Jours, en 1967. Les États-Unis apportèrent leur soutien à Israël. En réponse, les pétromonarchies arabes décidèrent le 17 octobre de baisser leur production et d’imposer un embargo de pétrole sur les États-Unis et quiconque soutiendrait Israël.

Avant le début de la guerre, le prix du baril était d’environ 3 dollars. En quelques mois, il fut multiplié par quatre. Vous me direz, aujourd’hui ce n’est rien du tout, mais à l’époque, ça représentait beaucoup d’argent.

Les crises nous rapprochent de l’avenir

Le grand choc pour l’Occident fut psychologique autant que géopolitique. Jusqu’alors, on considérait comme acquis l’approvisionnement abondant et bon marché du Moyen-Orient. On a compris que le robinet pouvait se fermer pour des raisons politiques.

La crise énergétique a changé des comportements et des politiques. Des limites de vitesse ont été décidées pour économiser les carburants, tout comme des journées sans voitures. Les petites voitures japonaises ont gagné du terrain. La France s’est tournée avec résolution vers l’avenir, des forages ont été entrepris en mer du Nord et les pays ont commencé à constituer des réserves énergétiques stratégiques. Mêm