S’il y a bien une époque où tout semblait mieux qu’aujourd’hui, c’est celle de nos grands-mères. En leur temps, les diagnostics de diabète étaient encore rares, alors qu’aujourd’hui on ne compte plus les cas d’obésité, de diabète, d’infarctus, d’AVC, de cancers et de démence.
Certains estiment que ces conditions de santé déplorables sont le fruit de nos régimes alimentaires modernes et qu’un retour à la cuisine de nos grands-mères pourrait nous rendre la forme. À juste titre ? Espérons-le, car la plupart d’entre nous gardent un souvenir ému des petits plats mitonnés par nos aïeules.
Y compris Dominik Flammer, 59 ans [journaliste et écrivain spécialisé dans l’alimentation]. Sa grand-mère est née en 1894. Sa spécialité ? Le fraisier revisité. “Elle prenait du pain de mie industriel qu’elle faisait revenir dans la margarine puis saupoudrait de sucre et de cannelle. Elle ajoutait ensuite des fraises qu’elle avait laissées confire pendant trois heures dans le sucre, et une couche de crème pour finir.” Petit, Dominik pouvait en avaler jusqu’à sept portions d’affilée. “Elle était aussi très douée pour tout ce qui était friture”, se souvient-il.
Malgré tous les bons souvenirs que lui ont laissés ces plats, il est bien obligé d’admettre :
“Si je mangeais comme mes grands-parents, je fera
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