“Bacs de congélation chauffés, denrées alimentaires perdues, dommages estimés à des dizaines de millions probablement non couverts par les assurances” : la cyberattaque contre les réfrigérateurs de supermarchés français “a réveillé en sursaut” l’Hexagone, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).

Comme de nombreux titres de la presse internationale, ceux d’outre-Rhin ont observé, un peu incrédules, l’attaque survenue dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 octobre. À la suite du piratage des systèmes de réfrigération de plusieurs enseignes de supermarchés (dont Intermarché, Netto, la Coopérative U, E. Leclerc, Carrefour et Monoprix), la température des réfrigérateurs est montée jusqu’à 50 °C. Résultat : de nombreuses denrées alimentaires détruites lundi matin.

“On voit maintenant à quel point nos systèmes sont vulnérables”, titre Die Welt, à Berlin. Car si les cyberattaques sont aujourd’hui chose courante en France, les experts voient dans ce dimanche “un tournant” et s’avancent : “C’est la première fois qu’une cyberattaque a des effets directs sur le quotidien des Français.”

Une nouvelle ère de la cybercriminalité

Les questions, par conséquent, sont nombreuses : par exemple, concrètement, comment éviter que plusieurs chaînes de supermarchés dépendent d’un même fabricant