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La douane en Haïti : un obstacle au développement ?

Dans tous les pays, y compris les pays en développement, la douane joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de l’économie. Ses principales missions consistent notamment à percevoir les droits et taxes sur les marchandises importées et exportées, à contrôler les marchandises aux fronti

La douane en Haïti : un obstacle au développement ?
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20 septembre 2026
La douane en Haïti : un obstacle au développement ?
Actualités Société

La douane en Haïti : un obstacle au développement ?

  • by Rezo Nodwes
  • 20 septembre 2026
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Dans tous les pays, y compris les pays en développement, la douane joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de l’économie. Ses principales missions consistent notamment à percevoir les droits et taxes sur les marchandises importées et exportées, à contrôler les marchandises aux frontières, à lutter contre la fraude et la contrebande — notamment les drogues, les armes, les produits contrefaits et les marchandises interdites — ainsi qu’à protéger l’économie nationale.

La douane a également pour mission de protéger la population et l’environnement contre l’entrée de produits dangereux ou interdits et, dans le même temps, de faciliter le commerce international en assurant le dédouanement des marchandises dans des conditions efficaces et transparentes.

Mais en Haïti, une question mérite d’être posée : la politique douanière actuelle contribue-t-elle réellement au développement du pays ?

Depuis quelque temps, l’attention se porte particulièrement sur l’augmentation des taxes et des droits appliqués aux véhicules, notamment aux véhicules usagés. L’objectif affiché d’une telle politique peut être de décourager l’importation de véhicules anciens et de favoriser le renouvellement du parc automobile.

Cependant, une telle politique ne peut être considérée isolément. Pour décourager l’importation de véhicules usagés, encore faut-il qu’il existe en Haïti une véritable alternative permettant à la population d’accéder facilement à des véhicules neufs.

Le premier problème est que le pays connaît une situation économique et sécuritaire extrêmement difficile. Une grande partie des activités commerciales et économiques reste concentrée dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, tandis que de nombreuses entreprises fonctionnent avec de grandes difficultés dans les autres régions du pays.

Dans ces conditions, augmenter fortement les taxes sur les véhicules usagés sans développer simultanément un marché automobile accessible dans les différentes régions du pays risque de pénaliser davantage les consommateurs.

Pour une grande partie de la classe moyenne haïtienne, acheter un véhicule neuf représente un investissement considérable. Les possibilités d’acquisition à crédit, avec des conditions adaptées au pouvoir d’achat des ménages, restent limitées. Il ne suffit donc pas de rendre les véhicules usagés plus coûteux : il faut également créer les conditions permettant aux citoyens d’acquérir des véhicules neufs à des prix accessibles et grâce à des mécanismes de financement réalistes.

Le troisième problème est structurel : Haïti ne produit pas de véhicules automobiles.

Le pays dépend donc largement des importations pour satisfaire ses besoins en matière de transport. Dans ce contexte, augmenter fortement la taxation d’un produit que le pays ne fabrique pas lui-même ne constitue pas automatiquement une politique de développement industriel.

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