Flávio Bolsonaro (Parti libéral, PL) et son père, Jair, sont aux manettes d’un avion militaire survolant l’océan. Dans cette vidéo créée par intelligence artificielle (IA) et diffusée en juin sur les réseaux sociaux bolsonaristes, deux vedettes estampillées PCC et Comando Vermelho [les principales organisations criminelles brésiliennes] surgissent alors sur l’eau : Flávio sort de la carlingue et se met à mitrailler les embarcations des organisations criminelles, qui explosent. Une troisième vedette, portant les lettres PT, pour Parti des travailleurs [du président Lula], fait alors demi-tour pour prendre la fuite, sous le regard satisfait du candidat du PL.
Quand on se souvient que Jair Bolsonaro, aujourd’hui en résidence surveillée depuis sa condamnation par le Tribunal suprême fédéral (STF) pour tentative de coup d’État, s’était dit lors de la campagne 2018 prêt à “fusiller la petralhada”, soit les “sales gauchistes” du PT, voir son fils épargner le navire du principal adversaire du bolsonarisme apparaît comme une étonnante marque de modération.
D’autant que dans les faits réels aussi une certaine modération apparaît de la part du candidat arrivé en tête du premier tour de cette présidentielle : les militaires, et le coup d’État de 1964, si envahissants dans les prises de paro
Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
Dès 2,99 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneEt si cet article n’était que le début ?
2,99 € par mois
En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international.
Yaïr Golan, ex-militaire “très à gauche” et figure à double tranchant de l’opposition israélienne
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !