Emmanuel Macron et Mark Zuckerberg ont au moins deux points communs : un penchant pour les lunettes de soleil tendance et un besoin pressant d’argent. Pas à titre personnel, évidemment, mais respectivement pour leur Etat et leur entreprise. La France aura emprunté environ 310 milliards d’euros en 2026 pour financer son déficit et le roulement de sa dette, un montant record, qui atteindra 340 milliards en 2027.
Meta, l’entreprise derrière Facebook et WhatsApp, est désormais tellement dévoreuse de capitaux qu’elle se retrouve en concurrence pour lever des fonds. Pendant des années, elle avait dégagé des marges exceptionnelles lui permettant de s’autofinancer. Les investissements historiques dans l’intelligence artificielle (IA) ont changé la donne. Meta a désormais un flux de trésorerie négatif. En juillet, elle prévoyait d’investir 700 milliards de dollars (625 milliards d’euros, sur plusieurs années, la durée exacte n’eétant pas précisée). Jeudi 22 octobre, elle a revu cette somme à 825 milliards de dollars et annoncé qu’elle continuerait à investir « agressivement ». Elle y ajoute une augmentation de capital en émettant des actions sans droit de vote, ce qui permet à M. Zuckerberg de ne pas diluer le contrôle de son entreprise.
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