Les pluies torrentielles qui se sont abattues [en juillet] sur l’est de la chaîne des Great Smoky Mountains, dans le Tennessee [dans l’est des États-Unis], ont entraîné des inondations monstres et de nombreuses coulées de boue. Le déluge a particulièrement touché Del Rio, une commune qui se remettait péniblement du passage de l’ouragan Hélène de 2024.

“Ces inondations n’ont pas touché tout le comté comme l’avait fait Hélène, mais, pour certains habitants de Del Rio, les dégâts et les répercussions sont pires, constate Joseph Esway, directeur de l’Agence de gestion des crises du comté de Cocke, dans un post publié sur les réseaux sociaux. C’est comme si une bombe avait explosé en plein cœur de Del Rio.”

Le cas de Del Rio est une bonne illustration de la litanie de catastrophes qui peut finir par entraîner une forme de lassitude, à l’heure où les phénomènes se multiplient et gagnent en intensité partout dans le monde, sous l’effet du dérèglement climatique. D’après les spécialistes, les habitants qui se voient confrontés à des inondations, à des feux de végétation ou à des ouragans à répétition sont davantage exposés que les autres au stress, à l’anxiété et à l’épuisement, d’autant que ces catastrophes tendent à s’intensifier et à s’enchaîner de plus en plus vite, laissant chaque