Petite devinette : “Quand est-ce qu’un membre de quelque chose n’est pas un membre ?” demande The New World à ses lecteurs, en cette fin de semaine. Réponse : “Quand il est ‘membre associé’” ! Cette devinette pleine d’ironie traduit une certaine incrédulité outre-Manche, face à la main tendue par Ursula von der Leyen aux Canadiens, le 16 septembre.

Dans son discours annuel sur l’état de l’Union, la présidente de la Commission a évoqué la création d’un statut spécial de “membre associé” pour le Canada. Pas tout à fait dans l’Union européenne (UE), mais pas vraiment en dehors non plus. Une configuration inédite, en somme, et surtout absente des traités européens. “Cette annonce est surprenante, car elle contredit tout ce que l’UE répète depuis des décennies”, souligne le titre, parmi les plus europhiles du paysage médiatique britannique.

Le Royaume-Uni s’en souvient encore : pendant les interminables négociations relatives au Brexit, Bruxelles avait martelé un nein, no, nej ferme à toute tentative de “cherry-picking” (littéralement “cueillette de cerise”), soit l’idée de choisir les avantages de l’appartenance à l’UE sans s’encombrer des inconvénients.

“On nous a répété qu’il était impossible d’avoir un pied dedans, un pied dehors. Que c’était soit les quatre libertés de circulati