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La Prix Nobel de la paix 2026, Navanethem Pillay, juge « inacceptables » les sanctions américaines contre la CPI

La juriste sud-africaine, récompensée vendredi, déplore des mesures « jamais vues » visant des juges pour leurs décisions, que Washington justifie par la défense de la souveraineté américaine.

La Prix Nobel de la paix 2026, Navanethem Pillay, juge « inacceptables » les sanctions américaines contre la CPI
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Navanethem Pillay, dite Navi Pillay, lauréate du prix Nobel de la paix 2026, a jugé, samedi 10 octobre, « inacceptables » les sanctions annoncées par les Etats-Unis contre la Cour pénale internationale (CPI).

« Il y a tellement de tension et d’inquiétude à propos de la pérennité des tribunaux internationaux, en particulier la Cour pénale internationale de La Haye (…). Plus grave encore, des sanctions ont été annoncées par un pays contre des juges, en raison des décisions qu’ils ont ordonnées. C’est du jamais-vu et c’est inacceptable », a déclaré la juriste sud-africaine, qui participait en visioconférence de Nuremberg, en Allemagne, à un événement organisé au Centre Nobel de la paix à Oslo. Elle avait lancé, lors de sa nomination, un plaidoyer pour le droit international attaqué de toutes parts.

Mme Pillay a en particulier présidé une commission d’enquête indépendante de l’ONU qui, en 2025, a accusé Israël de commettre un génocide dans la bande de Gaza.

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Décriée par Israël

Vivement critiqué par Israël, le choix du comité Nobel norvégien a été suivi par l’annonce de la future adoption de nouvelles sanctions par Washington à l’encontre de la CPI.

Pour Washington, ces sanctions se justifient par la nécessité de « défendre la souveraineté américaine et ses citoyens contre la menace que représente la CPI », selon le département d’Etat. « Ils veulent plus de pouvoir et le veulent à nos dépens », a affirmé le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, qualifiant au passage la CPI de « tribunal voyou ». Ces sanctions, une fois appliquées, entraîneront l’interdiction de toute transaction financière avec la CPI, afin de « la couper de ses ressources et réduire sa capacité à opérer », a-t-il précisé.

Elles n’entrent cependant pas immédiatement en vigueur, le gouvernement américain les assortissant d’une période de grâce de six mois qui vise à « donner du temps pour que les Etats parties démontrent des programmes visibles afin de répondre aux inquiétudes des Etats-Unis concernant la CPI », selon le département d’Etat.

Le Monde avec AFP

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