La puissance est-elle en train de passer d’une logique de stock – la surface du territoire, l’importance des ressources, la force d’une armée… – à une logique de flux – le contrôle des accès, de l’information, des routes commerciales ?
C’est la conviction de l’historien Xavier Carpentier-Tanguy, directeur de l’Observatoire géopolitique des mondes marins de la Fondation Jean Jaurès, qui analyse le détricotage des structures de pouvoir mises en place avec la mondialisation libérale. Selon lui, les crises actuelles rendent visible ce basculement et révèlent les points de vulnérabilité de cette nouvelle géopolitique qu’il qualifie de « rhéocratique » (du préfixe « rhéo- », le flux).
Que nous révèle le bras de fer géopolitique autour du détroit d’Ormuz ?
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