Sur le point de s’emparer de la mairie de Berlin, le parti de gauche radicale Die Linke, qui tente depuis des semaines de contrer les accusations d’antisémitisme ainsi que les critiques sur ses liens supposés avec les milieux criminels de la capitale, se trouve à nouveau au cœur d’une polémique dont il se serait bien passé.
Arrivée en tête lors des élections municipales du 20 septembre à Berlin avec 25,7 % des voix, la formation politique et sa tête de liste, Elif Eralp, âgée de 45 ans, mènent actuellement des négociations avec les sociaux-démocrates du SPD et les écologistes afin de bâtir une majorité et un gouvernement pour la ville. Mais elle fait l’objet d’attaques récurrentes d’une partie de la classe politique locale et fédérale, qui considère Die Linke comme aussi dangereuse que l’extrême droite.
C’est semble-t-il la maladresse d’un conseiller d’Elif Eralp, probable future maire de la capitale, qui a placé celle-ci en difficulté, en envoyant par inadvertance à des journalistes du Spiegel – qui a révélé l’affaire jeudi 29 octobre – une note interne censée rester confidentielle. Celle-ci contient des commentaires d’Elif Eralp à vocation interne et qui font suite à une interview accordée au magazine, dont elle devait valider les citations avant publication. Elif Eralp y admet avoir « peur » de certains militants proches de son parti, au point de craindre pour sa sécurité et celle de sa famille.
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