Dans les entrailles d’un centre de données de Manhattan [à New York], un ordinateur quantique trône dans une alcôve, telle une idole. Pour y accéder, les visiteurs doivent franchir deux séries de portes coulissantes et passer devant plusieurs rangées d’ordinateurs traditionnels qu’il est censé surpasser.
La société britannique Oxford Quantum Circuits (OQC), fabricant de cette machine, la met à disposition des entreprises via le cloud ou la fibre pour qu’elles puissent tester la technologie. Les outils d’intelligence artificielle (IA) du fabricant américain de puces Nvidia permettent à cette colonne de cuivre et d’acier d’atteindre une puissance de calcul hors norme, grâce à leur capacité à analyser et à prédire les comportements de systèmes complexes comme des flux financiers ou des réactions chimiques.
Après des années de faux espoirs, bon nombre des géants de la tech mondiale font aujourd’hui le pari que les ordinateurs quantiques surpasseront leurs pendants traditionnels d’ici à 2030, ce qui pourrait avoir une incidence énorme dans un éventail de domaines allant des cryptomonnaies aux services financiers, en passant par la recherche pharmaceutique.
“Dit comme ça, ça semble très futuriste, et on peut parfaitement le comprendre”, commente Gerald Mullally, patron d’OQC, qui voit
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