En direct Mardi 27 Octobre 2026
Culture

Lanmò Sanjou ou Chèn Mechan : qui subira les représailles de Bukele ?

La disparition de quatre militaires salvadoriens en Haïti place les gangs de 400 Mawozo et de Chèn Mechan sous pression. Alors que Wilson Joseph, alias Lanmò Sanjou, affirme que les soldats pourraient avoir été tués lors d’affrontements sur le territoire de Chèn Mechan, le président salvad

Lanmò Sanjou ou Chèn Mechan : qui subira les représailles de Bukele ?
HaitiCreoleRadio.com

27 octobre 2026
Lanmò Sanjou ou Chèn Mechan : qui subira les représailles de Bukele ?
Actualités Opinions Société

Lanmò Sanjou ou Chèn Mechan : qui subira les représailles de Bukele ?

  • by Rezo Nodwes
  • 27 octobre 2026
  • 0 Comments

La disparition de quatre militaires salvadoriens en Haïti place les gangs de 400 Mawozo et de Chèn Mechan sous pression. Alors que Wilson Joseph, alias Lanmò Sanjou, affirme que les soldats pourraient avoir été tués lors d’affrontements sur le territoire de Chèn Mechan, le président salvadorien Nayib Bukele menace d’intensifier la riposte. Mais les responsabilités restent à établir.

La menace est claire, mais la cible ne l’est pas encore. En Haïti, la disparition de quatre techniciens militaires salvadoriens, le 18 octobre, dans le secteur de Santo, à Croix-des-Bouquets, a déclenché une opération de recherche renforcée et fait monter la tension entre les forces de sécurité et les groupes armés qui contrôlent cette région.

Au cœur de cette affaire : Wilson Joseph, connu sous le nom de Lanmò Sanjou, chef de 400 Mawozo, et le groupe Chèn Mechan, dont le territoire aurait été le théâtre des événements ayant conduit à la disparition des quatre hommes. Aucun des deux groupes n’a été officiellement désigné comme responsable définitif de l’attaque.

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et relayée par plusieurs médias haïtiens et dominicains, Lanmò Sanjou affirme que les quatre Salvadoriens auraient péri lors d’une fusillade dans une zone contrôlée par Chèn Mechan.

Selon sa version, ses hommes auraient réagi après avoir entendu des tirs et constaté la présence d’individus étrangers au territoire qu’ils contrôlent. Il présente la mort supposée des militaires comme la conséquence d’une erreur survenue pendant les affrontements.

Le chef de 400 Mawozo nie ainsi détenir les quatre hommes. Il soutient que, s’ils étaient tombés entre ses mains, il aurait cherché à les garder vivants afin d’utiliser leur détention comme moyen de pression et d’engager des négociations avec Nayib Bukele, notamment pour réclamer le départ des forces étrangères présentes en Haïti.

Ces déclarations ne constituent toutefois pas une preuve de ce qui s’est réellement passé. Elles n’ont pas été confirmées de manière indépendante, et le sort des militaires demeure incertain.

Le président salvadorien avait annoncé, le 21 octobre, le lancement d’une opération destinée à retrouver les quatre techniciens et à les ramener sains et saufs. Il avait averti les groupes armés qu’une réponse beaucoup plus forte suivrait si les militaires n’étaient pas libérés vivants.

Des renforts salvadoriens, notamment des forces spéciales, ont ensuite été envoyés en Haïti pour appuyer les recherches. Les opérations sont menées dans un environnement difficile, marqué par la présence de groupes lourdement armés et par les combats qui entravent l’accès à certaines zones.

La disparition constitue un défi majeur pour la Force de répression des gangs, soutenue par la communauté internationale, dont le contingent salvadorien fait partie. Elle expose également les limites des opérations de sécurité dans des secteurs où les groupes armés conservent une forte capacité de résistance.

Article précédent Ballon d'Or : Harry Kane, le sacre d'un antihéros Article suivant EN DIRECT, législatives en Israël : le taux de participation…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !