La concordance des temps laisse à désirer sur le continent américain. Les Etats-Unis s’interrogent sur la hauteur de la vague démocrate qui se manifestera lors des élections de mi-mandat, le 3 novembre, alors qu’au sud du pays les gouvernements de gauche sont balayés les uns après les autres.
, dimanche 4 octobre, et l’avance obtenue par l’un des rejetons de celui qui fut surnommé le « Trump des tropiques », Jair Bolsonaro, ont dû être appréciés à la Maison Blanche. Les occasions de se réjouir n’y sont pas légion.
Le modèle original peut en effet espérer voir se lever un verrou de taille pour l’application de sa doctrine pour l’« hémisphère occidental », le continent américain. L’un après les autres, au fil des mois, le Chili, le Pérou, la Bolivie et la Colombie sont passés à droite, après l’Argentine, en épousant plus ou moins les thèmes et les méthodes du trumpisme. Après la mise au pas du Venezuela, en janvier, avec l’enlèvement de Nicolas Maduro, qui a permis à Washington de prétendre contrôler une partie significative des premières réserves d’hydrocarbures mondiales, le Brésil reste le dernier caillou d’importance dans la botte de Washington. Mais pour combien de temps ?
Membre des BRICS (groupe comptant aujourd’hui 11 membres représentant le Sud global), chantre d’un multilatéralisme qui se défie des empires, le géant de l’Amérique latine a tenu tête à Donald Trump en jugeant et en condamnant sa copie locale, en dépit des menaces et du marteau des taxes douanières. Jair Bolsonaro avait poussé le mimétisme jusqu’à vouloir remettre en cause par la force, en janvier 2023, le résultat de la dernière élection présidentielle. Un hommage du vice au vice.
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