“Le Canada émerge comme un nouveau centre opérationnel pour les cartels mexicains, alerte la Maison-Blanche”, relevait El Sol de México, le 11 mai. Et le quotidien de préciser : “Le Canada n’apparaît plus seulement comme une voie de trafic secondaire, mais comme une nouvelle plaque tournante pour les opérations et la production de drogues de synthèse par les organisations criminelles mexicaines.”

Une dizaine de jours plus tard, CTV News rapportait que plus de 500 kilogrammes de drogues illicites d’une valeur équivalente à près de 23 millions d’euros, dont de la méthamphétamine et de la cocaïne, venaient d’être interceptés dans ce que les enquêteurs qualifient de plus importante saisie de drogue de l’histoire de la province du Manitoba, dans le centre du pays. Parmi les 33 personnes arrêtées, ajoute la chaîne canadienne, “figurent des suspects présumément liés à des organisations criminelles internationales”.

Un ancien officier supérieur des opérations de la gendarmerie royale du Canada (GRC), Calvin Chrustie, voit dans cette collaboration présumée un changement préoccupant dans le paysage du crime organisé local : “Les Hells Angels, la Wolfpack Alliance [‘regroupement d’organisations criminelles de diverses origines ethniques et géographiquement dispersées’, selon la GRC] et les