“Imaginez une maladie qui, en une année seulement, ôterait la vie à 710 000 personnes, autant qu’il y a d’habitants dans la ville espagnole de Saragosse”, commence El País. C’est ce qui s’est produit en 2023. Sauf que ce n’est ni un virus ni une bactérie qui est à l’origine d’autant de décès dans le monde, mais la chaleur extrême. “Et sur ce chiffre, 71,5 % sont directement attribuables au changement climatique d’origine anthropique”, complète Climática.
Les deux médias espagnols relaient ainsi quelques-unes des données contenues dans la dixième édition du rapport The Lancet Countdown, publié le 27 octobre. Élaboré par 146 chercheurs issus d’une centaine d’institutions de 30 pays, c’est le document de référence pour évaluer les conséquences du dérèglement climatique sur la santé de la population mondiale. 54 indicateurs y sont passés en revue.
“Dix ans après l’accord de Paris, nos conclusions sont sans ambiguïté : les effets néfastes du changement climatique sur la santé progressent plus vite que la réponse mondiale à ces effets”, a estimé Marina Romanello, directrice exécutive du projet Lancet Countdown, lors d’une présentation du rapport à la presse. Pire, ces effets délétères s’accélèrent. Au total, près de 3 millions de morts dues à la chaleur ont été dénombrées dans le mond
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