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Le drame des familles haïtiennes face au fléau du kidnapping : une terreur tolérée, organisée depuis plus de six ans

Alors que Port-au-Prince semblait encore offrir quelques poches de relative tranquillité, le drame des kidnappings a frappé de plein fouet, il y a quelques jours seulement, l’un des quartiers les plus prisés de la capitale. Le jeudi 11 juin 2026, dans la zone de Bourdon – sur la route reliant

Le drame des familles haïtiennes face au fléau du kidnapping : une terreur tolérée, organisée depuis plus de six ans
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15 juin 2026
Le drame des familles haïtiennes face au fléau du kidnapping : une terreur tolérée, organisée depuis plus de six ans
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Le drame des familles haïtiennes face au fléau du kidnapping : une terreur tolérée, organisée depuis plus de six ans

  • by Rezo Nodwes
  • 15 juin 2026
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Alors que Port-au-Prince semblait encore offrir quelques poches de relative tranquillité, le drame des kidnappings a frappé de plein fouet, il y a quelques jours seulement, l’un des quartiers les plus prisés de la capitale.

Le jeudi 11 juin 2026, dans la zone de Bourdon – sur la route reliant Bourdon à Lalue, habituellement considérée comme une artère sécurisée –, l’Inspecteur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), James Boyard, également directeur de cabinet au ministère de la Défense et expert en sécurité respecté, a été intercepté avec sa femme et leur fille âgée de seulement six ans, citoyenne américaine, par un groupe d’hommes lourdement armés.

Cette famille, en route pour des soins médicaux, a été enlevée en plein jour, portant un coup symbolique et terrifiant à la population.

Cet acte audacieux, attribué selon certaines sources au gang « Ti Bwa » de Christ-Roi Chéry alias « Chrisla », démontre que plus aucun quartier, plus aucun statut social n’échappe désormais à la barbarie des réseaux criminels.

Il illustre avec une cruelle actualité le drame quotidien vécu par des milliers de familles haïtiennes depuis plus de six ans.

Depuis plus de six ans, Haïti est plongée dans une spirale infernale de violence gangstérisée où le kidnapping contre rançon est devenu une industrie macabre, détruisant des milliers de familles, semant la terreur quotidienne et paralysant la société tout entière.

Ce phénomène, loin d’être un simple fait divers criminel, s’est institutionnalisé avec la tolérance, et souvent la complicité active, d’éléments des autorités.

Il frappe indistinctement riches et pauvres, enfants, femmes, vieillards, commerçants, professionnels, jusqu’aux agents de la Police nationale d’Haïti eux-mêmes. Les chiffres officiels sous-estiment probablement la réalité, car beaucoup de cas ne sont pas déclarés par peur de représailles.

Entre 2024 et 2025, des centaines de kidnappings ont été documentés chaque trimestre, s’ajoutant à des milliers de morts violentes. En 2025, les gangs ont tué des milliers de personnes, blessé des milliers d’autres et enlevé des centaines, tout en étendant leur contrôle à près de 90 % de Port-au-Prince ainsi qu’à des zones rurales comme l’Artibonite et le Centre.

Pour une famille haïtienne moyenne, le kidnapping n’est pas une menace abstraite. C’est la possibilité permanente que le père, la mère, un enfant revenant de l’école ou un proche en route vers le marché disparaisse brutalement.

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