Le français est-il toujours une langue de la diplomatie ?
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A l’occasion de l’évènement « La Fabrique de la diplomatie » qui aura lieu les 4 et 5 septembre à la Sorbonne: comment la place de la langue française a-t-elle évolué dans la diplomatie ?
Faire le tour des grandes questions internationales, dévoiler les coulisses de la diplomatie. tel est l’enjeu de ces deux journées de tables rondes qui vont avoir lieu à la Sorbonne à Paris en cette fin de semaine à laFabrique de la Diplomatie, un évènement organisé par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères.
Parmi ces tables rondes : la question du français, la langue parlée dans les instances politiques et dans le monde....
Xavier North rappelle que la diplomatie s’est longtemps faite en français. Jusqu’au XIXᵉ siècle, les traités étaient rédigés en français, car cette langue était considérée comme particulièrement précise. Depuis le traité de Versailles en 1919, les textes diplomatiques sont rédigés en deux langues. Aujourd’hui, la diplomatie se pratique dans plusieurs langues, dont le français, même si l’anglais occupe une place dominante. Xavier North insiste sur le fait que les langues restent des instruments de pouvoir : leur usage reflète des rapports de force.: elles illustrent des rapports de force dans leur pratique ! Aujourd'hui le français s'apprend et séduit toujours autant. "C'est une langue qui reste assise sur un patrimoine littéraire, un patrimoine de pensée qui reste très attirant"
Bérangère Denizeau insiste elle aussi sur le rôle des langues dans la diplomatie. Elle est directrice adjointe de l’ESIT (École supérieure d’interprètes et de traducteurs), un établissement qui va bientôt fêter ses 70 ans et qui forme de nombreux étudiants amenés à travailler dans les grandes instances diplomatiques. L’ESIT accueille des étudiants francophones et non francophones. Bérangère Denizeau défend le plurilinguisme dans ces institutions. Son école forme des étudiants francophones mais aussi des étudiants non francophones. "La grande idée de notre école est de leur donner une méthodologie pour pouvoir traduire dans tous els domaines, nous ne voulons pas cloisonner"
Invités:
Xavier NORTH, Président de l’Alliance française de Paris et Bérangère DENIZEAU,maître de conférences à la Sorbonne Nouvelle et directrice adjointe de l'ESIT, l'Ecole supérieure d'interprétation et de traduction de la Sorbonne Nouvelle.
Et comme chaque mercredi Lucie Bouteloup décortique les expressions de la langue française dans sa chronique « la puce à l’oreille ». Cette semaine elle nous raconte avec Géraldine Moisnard, lexicographe aux éditions "le Robert" les origines de l'expression "peigner la girafe". Mais pourquoi une girafe ?
La chronique "la puce à l'oreille", en partenariat avec les éditions le Robert. A retrouver sur le blog "Dis-moi Robert".
Programmation musicale :
L'artiste Welox avec le titre "For sure (Macron Remix)"
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