Après avoir augmenté considérablement les frais d’obtention des visas en mars, le gouvernement de la Première ministre conservatrice, Sanae Takaichi, enfonce le clou. L’Agence des services d’immigration du Japon, rattachée au ministère de la Justice, s’apprête à durcir les conditions d’obtention de visa de résident permanent, révélait le quotidien Asahi Shimbun le 24 juillet.

Dans l’archipel, ces critères ne sont pas régis par la loi, mais par les directives formulées par l’agence. Actuellement, les autorités considèrent que l’octroi d’un titre de séjour permanent doit se faire “dans l’intérêt supérieur du Japon” : celles et ceux qui effectuent une demande doivent avoir une “bonne conduite”, respectueuse vis-à-vis de la société, et jouir d’une autonomie financière.

Mais avec les nouvelles directives envisagées par l’agence, les étrangers devraient justifier d’un niveau de revenu supérieur à la moyenne des foyers japonais (5,75 millions de yens annuels, soit environ 31 000 euros). Leur niveau de retraite devrait également dépasser celui des Japonais ayant travaillé dans le secteur privé pendant trente ans – un moyen pour les autorités japonaises de s’assurer qu’ils ont les moyens de vivre de manière indépendante après la fin de leur carrière. À cela s’ajoute également une bonne m