La salle de presse du Parlement européen était comble ce mardi 8 septembre. Alors que des milliers de migrants, dont environ 1 800 mineurs, entrés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta, au Maroc, les 30 et 31 juillet, sont encore présents dans la cité de 80 000 habitants, Juan Jesus Vivas, son maire-président, issu des rangs du parti populaire (droite espagnole), est venu demander de l’aide aux institutions européennes.
Depuis l’arrivée de quelque 70 000 migrants – pour la plupart marocains, mais également d’autres nationalités d’Afrique –, qui a entraîné la mort par noyade d’une centaine de personnes, les Vingt-Sept ont eu le plus grand mal à montrer un front uni et solidaire.
« Ceuta est aujourd’hui une tout autre ville que celle qu’elle était encore le 29 juillet », a lancé l’édile devant la presse européenne, évoquant une situation « explosive ». Il attend du Maroc qu’il respecte les frontières de Ceuta et « contribue et collabore au retour dans son pays de toutes les personnes arrivées les 30 et 31 juillet, qui se trouvent toujours dans [sa] ville. » Le Maroc étant considéré par l’Union européenne (UE) comme un Etat sûr, le renvoi dans le pays de ses citoyens est tout à fait possible, rappelle-t-on à Bruxelles.
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