Trois ans ont passé depuis le 7 Octobre, et les Israéliens ont repris le travail, retrouvé les bancs de l’école et de l’université, eu des enfants, changé de métier, pris des vacances, se sont mariés. Entre deux périodes de guerre, la vie semble avoir renoué avec la normalité, en tout cas une nouvelle normalité.
Pour Sarah Yeger, 30 ans, par exemple, la normalité consiste à élever ses deux enfants avec un mari réserviste qui se voit donc régulièrement rappelé. Lors de sa première convocation, en décembre 2023, elle était seule avec leur nouveau-né, sans aucun membre de sa famille en Israël. Son mari est parti plusieurs mois.
Chez eux, à Carmei Gat [un nouveau quartier à la périphérie de la ville de Kiryat Gat, située dans le sud d’Israël, à une vingtaine de kilomètres de la bande de Gaza], le vacarme de la guerre était perceptible. “On entendait des boums, et la maison tremblait”, raconte la jeune femme. “Les portes ne tenaient pas fermées quand il y avait ces détonations.”
Devenir parent n’est pas facile en soi, mais ce fut encore plus dur pour Sarah, qui s’est alors retrouvée seule, avec un mari absent et sa famille aux États-Unis. Pourtant, la vie a continué. Son mari est rentré. Sarah a repris le travail. Un autre enfant est né. Et il y a eu un rappel de réservistes, puis un
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligne
“Carrie”, “À l’est d’Éden”, “War” : pourquoi les vrais méchants ont-ils disparu de nos écrans ?
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !